La vaccination chez les chevaux

Age de la première vaccination

 

Avant 2 mois, le système immunitaire du poulain est inefficace, immature et inhibé par les anticorps d'origine maternelle. 

Après 2 ½ -3 mois, le système immunitaire du poulain est mature et les anticorps d’origine maternelle ont disparu. Le poulain commence à produire ses propres anticorps.

A 4 mois, la réponse immunitaire du jeune est similaire à celle de l’adulte. 

 

La date de la primo-vaccination est donc établie par le vétérinaire en fonction du statut vaccinal de la jument, de la quantité et de la qualité du colostrum absorbé par le poulain et du milieu (cheval isolé ou grand effectif, risque de transmission de maladies...).

 

Vaccins pratiqués en France


La vaccination contre le tétanos n'est pas obligatoire mais, cette maladie laissant des séquelles très graves, et pouvant être mortelle, il est préférable de vacciner, d'autant plus que le germe est très présent dans l'environnement du cheval, en particulier dans le fumier et le sol. Elle est notamment conseillée chez la poulinière avant le poulinage afin de pouvoir immuniser son poulain par le biais du colostrum.

Attention : certains contrats d’assurance exigent cette vaccination.

La vaccination contre la rhinopneumonie est également recommandée, surtout pour les chevaux qui sont souvent en contact avec un grand nombre de congénères. La vaccination protège contre les formes respiratoires, nerveuses et abortives de la maladie. Elle est fortement conseillée pour les femelles reproductrices et les chevaux à l’entraînement. Si les chevaux vivent en groupe, il est préférable de vacciner tous les chevaux de l’effectif.

Attention : depuis 2006, la vaccination contre la rhinopneumonie est obligatoire pour les étalons et poulinières Trotteur Français et les étalons Mérens et Anglo- Arabe. De plus, beaucoup de haras ne prennent en pension que les poulinières vaccinées.

La France étant désormais officiellement indemne de rage, la vaccination antirabique (contre la rage) n’est plus obligatoire depuis 2003. Mais elle peut être exigée pour les chevaux destinés à sortir du territoire français. La rage est une maladie mortelle, mais votre vétérinaire connaît bien l’environnement de votre cheval. Selon le lieu de résidence, il saura vous conseiller la vaccination antirabique s’il estime que votre cheval court le moindre risque.



Protocole vaccinal


Les protocoles de vaccination sont très variables selon l’environnement du cheval, les vaccins utilisés et les risques encourus. On peut néanmoins simplifier de la façon suivante :

 

Vaccin antigrippe

  • 2 injections à un mois d’intervalle (espacées de 21 et 92 jours exactement pour les chevaux soumis à la législation, c’est-à-dire participant à une compétition équestre, ayant accès aux terrains d’entraînement, aux hippodromes ou aux établissements appartenant aux sociétés de course) pour la primo-vaccination.
  • Un rappel 6 mois plus tard (conseillé pour les chevaux de selle, obligatoire entre le 150ème et le 215ème jour après la 2ème injection de primo-vaccination pour les chevaux de course).
  • Puis, pour les années suivantes, 1 injection annuelle obligatoire à moins de 365 jours, 2 injections annuelles recommandées.

Attention : en cas d'épidémie, rappel immédiat si les vaccins ont plus de 2 mois.

Vaccin antirabique

  • Pour la primo-vaccination : une seule injection (sauf pour les poulains de moins de 6 mois pour lesquels sont faites 2 injections à un mois d’intervalle).
  • Rappel annuel.

Vaccin antitétanique

  • 2 injections à 1 mois d'intervalle pour la première année.
  • 1 injection pour l'année suivante.
  • puis 1 rappel tous les 3 ans.

Attention : en cas de blessure, le cheval blessé doit recevoir une injection de sérum antitétanique, voire un rappel de vaccination.

Vaccin antirhinopneumonie

  • 2 injections à 1 mois d'intervalle pour la primo-vaccination (avant la 1ère saillie pour les juments).
  • Rappel à 1 an maximum après la dernière injection (entre le 4ème et le 6ème mois de gestation pour les poulinières).

Pour les cas particuliers (chevaux vivant en collectivité, chevaux exposés à un risque particulier, chevaux participant à des concours en France ou à l’étranger, étalons, poulinières…), le protocole doit être adapté à la situation. Prenez conseil auprès d’un vétérinaire équin.

Important : les vaccins ne sont officiels que si le cachet du vétérinaire et la vignette du vaccin sont apposés dans le carnet du cheval.

 

 

 ©Centravet